Cols mythiques du Tour de France : histoire, chiffres et instants gravés dans l'asphalte
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Il y a des matins où le bitume fume encore. Où les jambes brûlent avant même le premier lacet. Les cols mythiques du Tour de France ne sont pas de simples bosses sur une carte : ce sont des lieux chargés de mémoire, où la douleur collective a forgé une légende du cyclisme mondial. Le Tourmalet, l'Alpe d'Huez, le Galibier... Ces noms circulent dans les conversations de café comme des prénoms de vieux amis que tout le monde connaît, mais que chacun a rencontrés à sa façon.
Ce que Cyril dessine depuis des années, c'est précisément ça : ces secondes suspendues, entre le virage 21 et le virage 1, entre la roue qui glisse et la roue qui tient. Pas une image de stock. Un regard. Si tu aimes le cyclisme au point de le vivre comme une identité, tu sais déjà que ces cols ne se résument pas à leurs pentes : ils se ressentent dans les mollets, dans la gorge, dans ce moment précis où la tête décide avant les jambes.
⭐ À retenir
- Le Tourmalet est le col le plus escaladé de l'histoire du Tour : plus de 90 passages depuis 1910.
- L'Alpe d'Huez compte 21 virages numérotés, chacun portant le nom d'un vainqueur d'étape.
- Le Galibier culmine à 2 642 m, ce qui en fait l'un des plus hauts cols jamais empruntés par la Grande Boucle.
- Le Mont Ventoux est le seul col de haute montagne entièrement situé en Provence : sans ombre, sans pitié.
- Ces cols sont autant des monuments du sport français que les cathédrales le sont de l'architecture.
Le col du Tourmalet : le géant des Pyrénées entre dans la légende en 1910
La première fois que le Tour de France a emprunté le Tourmalet, c'était le 21 juillet 1910. Octave Lapize a franchi le sommet en hurlant aux organisateurs : "Vous êtes des assassins." Le col venait de naître dans la légende du cyclisme, et il n'en est jamais redescendu.
Situé entre Luz-Saint-Sauveur et Sainte-Marie-de-Campan, le Tourmalet s'étire sur 19 km côté ouest avec une pente moyenne de 7,4 %. Son point culminant atteint 2 115 mètres. Mais ce sont les 8 derniers kilomètres qui brisent les jambes : entre 9 et 10 % constants, avec des pointes à 13 % avant le virage dit du "Souvenir Octave Lapize". Si tu veux comprendre pourquoi ce col est différent des autres, c'est là que la réponse se trouve, pas au sommet.
Plus de 90 passages au Tour depuis 1910. Aucun autre col n'approche ce chiffre. Les grands récits s'y sont écrits les uns après les autres : Merckx en 1969, Induráin dans les années 90, Contador et Schleck en duel en 2010. Chaque génération y a laissé son empreinte. Les cols mythiques du Tour de France commencent ici, dans ce massif pyrénéen où la course moderne est née.

💡 Le savais-tu ?
Le géant de bronze "Le Géant du Tourmalet", installé au sommet depuis 1979, représente un cycliste penché sur son vélo. Il mesure 6 mètres de haut et pèse 3,5 tonnes. Par grand vent, il est démonté pour éviter qu'il ne tombe sur les cyclistes.
L'Alpe d'Huez : 21 virages, 21 noms, 21 façons de souffrir
Il y a quelque chose de presque liturgique dans l'ascension de l'Alpe d'Huez. Les 21 virages numérotés, avec leurs panneaux bleus portant le nom d'un vainqueur d'étape, forment un chemin de croix pour cycliste. On part du virage 21 (Fausto Coppi, 1952, premier vainqueur) et on compte à rebours jusqu'au virage 1. C'est la mécanique du col.
13,8 km à 8,1 % de moyenne depuis Le Bourg-d'Oisans. L'altitude d'arrivée à 1 860 mètres. Et cette foule impossible, compressée contre les barrières ou directement sur la route, qui crée un couloir humain et bruyant comme nulle part ailleurs sur le Tour. La montée de l'Alpe d'Huez, c'est un col de montagne transformé en stade, avec 500 000 spectateurs certains jours de juillet. Si tu arrives côté public, tu ne montes pas : tu traverses.
Le record de l'ascension revient à Marco Pantani : 37 minutes et 35 secondes en 1997. Un chiffre qui, depuis des années, fait référence dans toutes les discussions sur la montagne cycliste. Fausto Coppi a été le premier à y gagner en 1952. Mais le col n'est vraiment entré dans l'imaginaire collectif qu'en 1976, lorsqu'il est devenu une arrivée d'étape régulière.
Mug vélo "Born to cycle"
Ce mug, c'est pour le café du 6h du matin avant de charger le vélo dans la voiture. Pour la conversation dans le van au retour, les mollets brûlants et le col dans les yeux. Une façon de prolonger ce que tu as vécu sur ces routes, le reste du temps.
15,90 EUR
Voir le produit →Le col du Galibier : la cathédrale minérale des Alpes
On arrive au Galibier depuis le col du Télégraphe ou depuis le col du Lautaret, et dans les deux cas, la même pensée s'impose : c'est trop haut pour un vélo. Le sommet atteint 2 642 mètres. L'air se raréfie. Les roches grises et ocres remplacent tout vestige de végétation. C'est le col de l'absolu.
La montée depuis Valloire compte parmi les plus longues et les plus constantes du cyclisme : 18,1 km à 6,9 % de moyenne, mais c'est le dernier tronçon, après le tunnel du Galibier, qui décide de tout. La route officielle qui passe par le col en lui-même (et non le tunnel) atteint 8 % sur les 2 derniers kilomètres, dans un air qui ne pardonne plus rien.
Henri Desgrange, fondateur du Tour de France, aimait tellement ce col qu'il a demandé à ce qu'une stèle soit érigée en son sommet à sa mort. Elle y est toujours. Chaque année, quand le peloton passe devant, on se demande si Desgrange aurait aimé ce qu'est devenu son Tour. Parmi tous les cols mythiques du Tour de France, le Galibier est celui qui porte le mieux le poids de l'histoire institutionnelle du cyclisme.

Le Mont Ventoux : la montagne qui juge en silence
Le Ventoux n'est pas un col au sens strict : c'est un sommet isolé, un dôme calcaire qui surgit de la plaine provençale sans prévenir. Il s'aperçoit de très loin. Et cette présence constante sur l'horizon, pendant toute l'approche depuis Bedoin, Malaucène ou Sault, participe à l'épreuve mentale avant même que les jambes ne commencent à brûler.
Depuis Bédoin, la montée la plus dure : 21,5 km à 7,5 % de moyenne. Mais le chiffre moyen ne dit pas tout. Entre le Chalet Reynard et le sommet, 6 km au-dessus de la forêt, sur un plateau de cailloux blancs sans ombre et exposé au *mistral*, la pente tourne autour de 9 %. Il peut y faire 15 degrés de moins qu'en bas. Et le vent, parfois, dépasse 90 km/h.
Le 13 juillet 1967, Tom Simpson s'est effondré à 2 km du sommet. Il est mort quelques heures plus tard. Une stèle sur le bord de la route rappelle cet instant, et chaque cycliste qui passe devant ralentit, parfois sans savoir exactement pourquoi. Le Ventoux porte ses fantômes comme d'autres portent leurs cicatrices. C'est peut-être le seul col où tu peux ressentir quelque chose qui ressemble à de la solennité, même en juillet, même entouré de milliers de spectateurs.
| Col | Altitude | Longueur versant principal | Pente moyenne | 1re apparition au Tour |
|---|---|---|---|---|
| Tourmalet | 2 115 m | 19 km (côté ouest) | 7,4 % | 1910 |
| Alpe d'Huez | 1 860 m | 13,8 km | 8,1 % | 1952 |
| Galibier | 2 642 m | 18,1 km (depuis Valloire) | 6,9 % | 1911 |
| Mont Ventoux | 1 909 m | 21,5 km (depuis Bédoin) | 7,5 % | 1951 |
| Izoard | 2 360 m | 14,1 km (depuis Guillestre) | 7,3 % | 1922 |
| Aubisque | 1 709 m | 16,6 km (depuis Laruns) | 7,2 % | 1910 |
Le col d'Izoard : le désert de la Casse Déserte, entre mythe et minéral
Il y a un endroit, à quelques kilomètres du sommet de l'Izoard, qui ressemble à nulle part ailleurs en France. La *Casse Déserte* : des tours de calcaire ocre érodées qui surgissent d'un éboulis de pierres grises. Pas d'arbre, pas d'herbe, juste ce paysage lunaire sous le ciel bleu des Alpes du Sud. En 1953, deux stèles ont été érigées ici, en l'honneur de **Fausto Coppi** et de **Louison Bobet**, les deux grimpeurs qui ont marqué ce col de leur empreinte.
L'Izoard culmine à 2 360 mètres. La montée depuis Guillestre mesure 14,1 km à 7,3 % de moyenne, avec des passages à 10 % dans la Casse Déserte. L'altitude et l'exposition font que la météo peut y être capricieuse même en juillet.
Ce col a quelque chose d'isolé que les autres n'ont pas. Moins de monde que l'Alpe d'Huez. Moins de bruit que le Tourmalet. Juste la route, les pierres, et ce silence minéral que les grimpeurs qui l'ont connu ne décrivent jamais vraiment, parce que les mots ne le rendent pas bien. Si tu cherches un col qui te laisse seul avec toi-même, l'Izoard est celui-là.
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Ce tirage capture exactement ce que la Casse Déserte te fait : un grimpeur seul dans le minéral, dans cet entre-deux entre effort et beauté brute. Petit format, mais ce qu'il raconte tient dans n'importe quel espace, sur un bureau, contre un mur, posé sur une étagère. C'est l'effort qui mérite d'être vu chaque jour.
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Voir le produit →Le col d'Aubisque : le voisin pyrénéen que l'on sous-estime toujours
L'Aubisque n'a pas la réputation du Tourmalet. Il est moins haut (1 709 mètres), moins long, moins cité dans les grandes *épopées*. Et pourtant, il est là depuis 1910, dans le même Tour que son grand frère pyrénéen. Depuis Laruns, 16,6 km à 7,2 % de moyenne, avec une route qui traverse des pâturages, des troupeaux de brebis, et une vue sur les crêtes basques par temps clair.
Ce qui distingue l'Aubisque, c'est souvent le vent. Ce col est exposé à des rafales qui changent le jeu pour les coureurs : une équipe peut y placer un homme en échappée qui sera repris sur le plat juste après à cause du vent de face. La tactique y compte autant que la puissance physique.
En 1951, **Wim van Est** a chuté dans un ravin à 70 mètres de profondeur et a survécu. Ses coéquipiers ont attaché des chambres à air bout à bout pour le remonter. Une histoire que les anciens amateurs de cyclisme racontent encore, parce qu'elle résume l'Aubisque : un col qui semble facile, jusqu'à ce qu'il ne le soit plus.

Col de la Madeleine, Croix de Fer, Puy de Dôme : les autres qui forgent les Tours
Les cols mythiques du Tour de France ne se limitent pas aux six nommés plus haut. Il y a des ascensions qui reviennent moins souvent mais qui ont décidé de certaines éditions du Tour de façon aussi décisive.
Le col de la Madeleine, en Savoie, culmine à 2 000 mètres. Sa particularité : il est souvent placé en milieu d'étape, avant un autre col, ce qui en fait un révélateur d'endurance plus qu'un puncheur. 25 km depuis Feissons-sur-Isère, à 6,2 % de moyenne : c'est long, c'est régulier, c'est épuisant.
La Croix de Fer, elle, relie la Maurienne à Bourg-d'Oisans par un itinéraire souvent associé à l'Alpe d'Huez dans la même étape. 22,4 km depuis Saint-Jean-de-Maurienne à 5,2 % : sur le papier, ça paraît gérable. Dans les jambes qui ont déjà pris le Télégraphe et le Galibier, c'est une autre histoire.
Le Puy de Dôme mérite une mention particulière. Ce volcan auvergnat, avec sa rampe finale à 13 %, a accueilli des duels mémorables entre **Anquetil** et **Poulidor** dans les années 60. Il a été retiré du circuit pendant des décennies pour des raisons de sécurité, puis retrouvé en 2023 avec une arrivée au sommet qui a rappelé à toute une génération pourquoi ce col comptait autant dans la mémoire collective du cyclisme français.
Affiches Vélo
Des cols, des grimpeurs, des instants suspendus : chaque affiche est une illustration originale signée Cyril, imprimée en France sur papier d'art. Si tu veux garder quelque chose de ces routes sur un mur, c'est ici que ça commence.
18 références
Découvrir la catégorie →Ce que ces ascensions ont en commun : l'épreuve de soi avant la carte postale
On parle beaucoup des panoramas depuis les cols. On parle moins de ce qui se passe dans la tête du cycliste entre le kilomètre 8 et le kilomètre 12 d'une montée à plus de 8 %. C'est pourtant là que se jouent les vraies histoires. Pas dans les résultats, pas dans les photos du sommet.
Les grands cols du Tour de France sont des révélateurs. Ils existent dans deux temps parallèles : le temps du professionnel qui les grimpe à 20 km/h et le temps du cyclosportif qui les attaque à 10 km/h avec le même courage, parfois plus. Les deux expériences sont légitimes. Les deux méritent d'être racontées.
Ce que Cyril cherche à capturer dans chaque illustration, c'est ce temps-là. L'effort qui n'a pas encore de résultat. Le corps qui négocie avec la pente. Le col qui ne promet rien mais qui, une fois passé, change quelque chose dans la façon dont on se regarde. Quand tu accroches une de ces images chez toi, tu n'accroches pas un paysage : tu accroches une sensation que tu reconnais.
"Les cols ne sont pas des obstacles. Ce sont des questions posées au corps."
Tradition orale des cols cyclistes, reprise dans la culture du Tour de France
Grimper ces cols en cyclosport : ce qu'il faut vraiment savoir avant de partir
Chaque année, des dizaines de milliers de cyclistes amateurs s'attaquent aux mêmes pentes que les professionnels. L'Étape du Tour, organisée depuis 1993, propose une étape complète du Tour de France aux cyclosportifs. En 2025, elle a réuni plus de 15 000 participants sur des routes fermées à la circulation.
Mais il est tout à fait possible de grimper ces cols en dehors de tout événement. Quelques repères pratiques si tu envisages de te lancer :
- Le Tourmalet est ouvert en général de juin à octobre selon l'enneigement. L'accès depuis Luz-Saint-Sauveur (côté ouest) est plus régulièrement praticable que depuis Sainte-Marie-de-Campan.
- L'Alpe d'Huez peut être grimpée à vélo toute l'année, sauf en cas de neige sur les lacets supérieurs. Le trafic automobile y est dense en été : partir tôt le matin reste le meilleur choix.
- Le Galibier est fermé en dehors de l'été : la route n'est praticable qu'entre juin et septembre, parfois fin mai selon les conditions *nivologiques*.
- Le Mont Ventoux depuis Bédoin est accessible presque toute l'année par beau temps, mais le sommet peut être fermé en cas de mistral violent au-dessus de 90 km/h.
- L'Izoard ouvre généralement en juin. La Casse Déserte mérite qu'on s'y arrête quelques minutes au lieu de filer vers le sommet.
💡 Le savais-tu ?
Le maillot à pois, récompensant le meilleur grimpeur du Tour, a été créé en 1975 à l'initiative de Félix Lévitan, alors co-directeur de la course. Il a été choisi pour sa visibilité à la télévision, mais aussi parce que le sponsor d'alors (un pain d'épices alsacien) avait des emballages à pois rouges sur fond blanc. Une légende de cyclisme née d'un packaging.
Ce que les cols pyrénéens racontent du cyclisme français que les Alpes ne peuvent pas dire
Il existe une différence de caractère entre les Pyrénées et les Alpes dans le contexte du Tour de France. Les Alpes ont la monumentalité : Galibier, Iseran, Grandes Rousses. Ce sont des cols de haute altitude, froids, minéraux, qui écrasent par leur verticalité.
Les Pyrénées, elles, ont quelque chose de plus humain, paradoxalement. Le Tourmalet, l'Aubisque, le Peyresourde, le Portillon : ces cols s'enchaînent souvent dans la même étape. Le cycliste ne se bat pas contre un seul géant mais contre une succession d'obstacles qui s'usent à petit feu. C'est une autre façon d'être à bout.
La culture du cyclisme pyrénéen est aussi différente. Les villages de Haute-Bigorre ou des Pyrénées-Atlantiques vivent avec le Tour différemment que les stations alpines. Moins de flux touristique, plus d'ancrage local. Les familles installent leurs chaises pliantes deux heures avant le passage du peloton. Il y a quelque chose de plus intime dans ces bords de route. Si tu veux saisir ce que le cyclisme de montagne a de plus authentiquement français, c'est dans les Pyrénées que tu dois chercher.
FAQ : cols mythiques Tour de France cyclisme
Quels sont les 10 cols mythiques du Tour de France ?+
Les 10 cols les plus emblématiques, régulièrement cités par les amateurs de cyclisme et par l'histoire du Tour, sont : le Tourmalet (Pyrénées), l'Alpe d'Huez (Alpes), le Galibier (Alpes), le Mont Ventoux (Provence), l'Izoard (Alpes), l'Aubisque (Pyrénées), le col de la Madeleine (Savoie), la Croix de Fer (Savoie), le Puy de Dôme (Auvergne) et le col d'Ornon (Isère). Cette liste varie selon les éditions et les générations de spectateurs.
Quel est le col le plus difficile du Tour de France ?+
La réponse dépend du critère choisi. En pente pure, le Puy de Dôme et ses 13 % de rampe finale ou certaines sections du Tourmalet (13 % avant le Souvenir Lapize) sont parmi les plus sévères. En terme d'altitude et de raréfaction de l'oxygène, le col de l'Iseran (2 770 m) et le Galibier (2 642 m) imposent les contraintes physiologiques les plus importantes. En terme de dimension mentale, le Mont Ventoux, exposé, sans ombre, avec sa réputation historique, est souvent cité comme le plus éprouvant psychologiquement par les cyclosportifs.
Quand se déroule l'Étape du Tour et comment y participer ?+
L'Étape du Tour est organisée chaque année depuis 1993, en général en juillet, la veille du passage officiel du Tour de France sur le même parcours. Les inscriptions ouvrent au printemps sur le site officiel de ASO (Amaury Sport Organisation) et les places partent vite : la plupart des éditions affichent complet en quelques heures. L'événement accueille entre 12 000 et 16 000 participants sur des routes intégralement fermées à la circulation, avec ravitaillements et assistance médicale. Il est recommandé de s'être entraîné sérieusement plusieurs mois à l'avance, notamment sur des sorties longues avec dénivelé.
Quels sont les plus hauts cols empruntés par le Tour de France ?+
Le col de l'Iseran (2 770 m) est le plus haut jamais emprunté par le Tour. Il est suivi du col Agnel (2 744 m), du Galibier (2 642 m) et du col du Granon (2 413 m). Ces quatre cols dépassent tous les 2 400 mètres et placent les coureurs en altitude réelle, avec les effets physiologiques qui en découlent (raréfaction de l'oxygène, gestion de l'effort différente).
Peut-on grimper les cols du Tour de France à vélo sans être un coureur professionnel ?+
Oui, et c'est ce que font chaque année des centaines de milliers de cyclistes. La plupart des cols sont ouverts à la circulation et accessibles aux vélos. La seule exigence réelle est de disposer d'un niveau de condition physique suffisant et de préparer son alimentation et son hydratation sérieusement. Pour une première fois sur un col comme le Tourmalet ou l'Alpe d'Huez, une sortie de 3 à 4 heures sans dénivelé est un minimum recommandé dans les semaines précédentes.
Qu'est-ce que le maillot à pois et quel lien avec les cols du Tour ?+
Le maillot à pois est remis chaque jour au Tour de France au meilleur grimpeur, calculé selon un système de points distribués aux premiers coureurs à passer au sommet des cols et côtes répertoriés. Plus le col est difficile, plus les points sont élevés. C'est en remportant des sommets comme le Galibier ou le Tourmalet qu'on construit une victoire au classement de la montagne.